Blog Header
CII 2026-2030 : le guide complet pour les PME
22 Jun 2026
Stratégie

Beaucoup de PME investissent dans des outils numériques sans savoir qu’une partie du coût est récupérable fiscalement. Le Crédit Impôt Innovation — le CII — existe depuis plusieurs années, mais il reste peu connu des dirigeants qui n’ont pas de département R&D.

Ce n’est pas un dispositif réservé aux grandes entreprises ou aux startups technologiques. C’est un levier fiscal accessible, concret, et souvent décisif dans la décision d’investir dans un outil sur mesure.

Voici ce qu’il faut savoir — sans jargon administratif.


Ce qu’est le CII

Le Crédit Impôt Innovation est une mesure fiscale française destinée aux PME. Elle permet de récupérer 20% des dépenses engagées pour la phase de conception d’un produit ou d’un outil numérique innovant.

Ce crédit s’impute directement sur l’impôt dû. Si votre PME n’est pas imposable, il est remboursable — c’est un gain de trésorerie direct, pas un report.

La période en cours court jusqu’en 2030. Ce n’est pas une fenêtre temporaire — c’est une mesure pérenne sur cinq ans, ce qui vous permet de planifier vos investissements numériques en conséquence.

Pour en savoir plus sur le dispositif : service-public.gouv.fr — CII


Qui est éligible

Deux conditions principales :

Votre structure. Le CII est réservé aux PME au sens européen — moins de 250 salariés, et un chiffre d’affaires inférieur à 50 M€ ou un bilan inférieur à 43 M€. Les associations et collectivités peuvent également être éligibles selon leur statut fiscal.

Votre projet. Il doit porter sur la conception d’un produit ou d’un outil présentant des performances ou des fonctionnalités nouvelles — pour votre secteur, pas nécessairement pour le marché mondial. Un logiciel métier conçu spécifiquement pour votre fonctionnement, une application mobile avec des fonctionnalités absentes des solutions existantes, une plateforme SaaS sur mesure — ce sont des cas typiquement éligibles.


Ce qui est couvert — et ce qui ne l’est pas

Le CII couvre les dépenses de conception : les honoraires d’un prestataire agréé pour la phase de création du produit, les travaux de développement, la conception fonctionnelle et technique.

Ce qui n’est pas éligible : la maintenance d’un outil existant, le référencement naturel (SEO), les audits isolés, ou la simple mise à jour d’un logiciel sans évolution fonctionnelle significative.

La ligne de démarcation est claire : concevoir quelque chose de nouveau, oui. Entretenir l’existant, non.


Comment ça fonctionne en pratique

Le CII ne se déclenche pas automatiquement. Il faut travailler avec un prestataire agréé — c’est-à-dire un prestataire dont l’agrément a été validé par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

PixiCode est agréé CII jusqu’en 2030 — en savoir plus sur notre agrément. Concrètement, cela signifie que nos clients PME peuvent déduire 20% de leurs dépenses de conception de leur impôt. Sur un projet à 10 000 € HT, c’est 2 000 € récupérés. Sur 20 000 €, c’est 4 000 €.


Pourquoi peu de PME l’utilisent

Deux raisons principales. La première : beaucoup de dirigeants pensent que le CII est réservé à la recherche scientifique ou aux startups tech. C’est faux — un logiciel métier sur mesure pour un cabinet d’assurance ou une association de santé peut être éligible.

La deuxième : ils travaillent avec des prestataires non agréés, ce qui les exclut du dispositif sans le savoir. L’agrément n’est pas automatique — il est attribué après examen du dossier du prestataire.


Votre prochain projet numérique est peut-être éligible au CII. C’est une question à poser avant de signer un devis, pas après.

Vérifiez l’éligibilité de votre projet.

← Article Précédent